Le film noir se décline aujourd’hui en de nombreuses interprétations. Initialement inventé par le critique de cinéma français d’origine italienne Nino Frank, le terme désignait une vague de films américains des années 1940, aux thèmes sombres et à la cinématographie très stylisée.
En France on appellerait cela des « polars ». Donc nous allons traiter ici d’un sujet passionnant sur les polars américains. Notre article de 39 minutes de lecture fera de vous un expert du thème et vous permettra d’affiner vos connaissances sur le sujets des polars américains, cela vous donnera des idées de visionnage de film si vous êtes un passionné de ce genre de film : polars américains.
Bien que certains de ces films aient commencé à apparaître pendant la guerre, il s’agissait principalement d’adaptations de romans policiers des années 1920 et 1930, d’auteurs tels que Dashiell Hammett, James M. Cain et Raymond Chandler. Mais c’est après la Seconde Guerre mondiale que ces films ont connu leur apogée, puisant dans un malaise né de la Grande Dépression et persistant, une lassitude du monde encore plus grande s’insinuant dans une société témoin du pire de l’humanité.
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Les cinéastes émigrés et l’esthétique du noir
Nombre de cinéastes ayant façonné ce mouvement au sein des studios hollywoodiens des années 1940 étaient des émigrés européens, tels que Fritz Lang (La Rue rouge), Billy Wilder (Assurance sur la mort), Edgar G. Ulmer (Détour), Robert Siodmak (Les Tueurs), Michael Curtiz (Mildred Pierce) et Jacques Tourneur (Le Passé oublié).
films américains des années 1940, polars américains, top 100 des films noir usCes cinéastes ont apporté avec eux une esthétique plus proche des techniques cinématographiques continentales, notamment l’expressionnisme allemand, ainsi qu’une approche plus psychologique de la narration, qui s’exprimait tant dans l’écriture du scénario que dans la composition visuelle de leurs films.
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Le film noir est-il un genre, une époque, une tonalité ou un mouvement ? La question fait l’objet de vifs débats. La définition préférée vient du maître du genre lui-même, Eddie Muller (animateur de l’émission hebdomadaire Noir Alley sur TCM et président de la Film Noir Foundation), qui décrit le film noir comme une « souffrance stylée ».
Dans ces films, les personnages sont mis à rude épreuve. Un homme sans défense tombe sous l’emprise d’une femme fatale rusée. Un inspecteur de police est désabusé par la corruption qui l’entoure. Un ancien détenu se retrouve entraîné dans un dernier coup.
Actualité : Le Week-end perdu fête ses 80 ans
Le film culte de Billy Wilder a remporté 4 Oscars, dont ceux du Meilleur film, du Meilleur réalisateur et du Meilleur scénario. Ray Milland a quant à lui reçu l’Oscar du Meilleur acteur. Ce film est remarquable pour être l’un des premiers et des plus crus films sur l’alcoolisme.
Les incontournables du genre
Pour cette liste, les films les mieux notés de l’âge d’or du film noir ont été sélectionnés, généralement défini comme s’étendant de 1940 à 1959. Parmi les films certifiés « Frais » de cette liste, on retrouve certains des films les plus emblématiques du genre.
Laura d’Otto Preminger (1944) présente une performance iconique et envoûtante de Gene Tierney dans le rôle-titre, une publicitaire new-yorkaise dont le meurtre mystérieux réunit le détective cynique Mark McPherson (Dana Andrews), le playboy Shelby Carpenter (Vincent Price) et le chroniqueur acerbe Waldo Lydecker (Clifton Webb), avec des conséquences tragiques. Ce film a également été une source d’inspiration majeure pour la série télévisée culte Twin Peaks de David Lynch et Mark Frost.
Recommandations essentielles
Le Grand Chantage d’Alexander Mackendrick, avec Burt Lancaster dans le rôle d’un influent chroniqueur et Tony Curtis dans celui d’un agent de presse sans scrupules, offre une vision toujours aussi perspicace du déclin des médias américains.
Dans un endroit solitaire de Nicholas Ray, avec Humphrey Bogart et Gloria Grahame, n’est peut-être pas l’adaptation la plus fidèle jamais réalisée, mais la critique acerbe que Ray adresse à la machine hollywoodienne et à la masculinité toxique reste d’actualité.
Le Voyageur galactique, inspiré d’une histoire vraie, porte également un regard cru sur la violence masculine et comprend de superbes prises de vue à Lone Pine, en Californie, réalisées par l’actrice devenue réalisatrice Ida Lupino.
Les femmes fatales inoubliables
En matière de femmes fatales, rares sont celles qui rivalisent de dépravation avec Peggy Cummins dans le rôle d’Annie Laurie Starr, armée jusqu’aux dents, dans Gun Crazy de Joseph H. Lewis. À moins, bien sûr, qu’il ne s’agisse à nouveau de Gene Tierney dans le film noir en Technicolor Leave Her To Heaven du réalisateur John M. Stahl.
Adaptations littéraires remarquables
Si vous appréciez le film résolument moins noir To Have and Have Not, alors découvrez une adaptation bien plus fidèle du roman d’Hemingway : The Breaking Point de Curtiz, avec John Garfield dans le rôle d’un capitaine de bateau complètement dépassé par les événements.
The Narrow Margin de Richard Fleischer, dont l’action se déroule dans un train, offre la meilleure performance de Marie Windsor, figure emblématique du genre. L’interprétation de Philip Marlowe par Dick Powell dans Murder, My Sweet d’Edward Dmytryk rivalise avec celle de Bogart dans The Big Sleep.
Performances mémorables
Don’t Bother To Knock de Roy Ward Baker vous amènera à reconsidérer tout ce que vous pensiez savoir sur Marilyn Monroe en tant qu’actrice dramatique.
Act of Violence de Fred Zinnemann offre une performance véritablement terrifiante de Robert Ryan et capture la beauté perdue de Bunker Hill à Los Angeles comme nul autre.
Quant au chef-d’œuvre à petit budget de Phil Karlson, Kansas City Confidential, avec John Payne et Coleen Gray, il a été une source d’inspiration majeure pour le premier film de Quentin Tarantino, Reservoir Dogs.
L’héritage et l’influence du film noir
On peut retracer l’impact des films de cette liste à travers l’histoire du cinéma, que ce soit dans les mouvements noirs de pays comme le Japon et la France (Chien enragé d’Akira Kurosawa et Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle ont été produits durant cette période), le film noir nordique (Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes), les films néo-noirs des premiers films de Martin Scorsese (Taxi Driver), de Christopher Nolan (Memento) et de Michael Mann (Le Voleur), les thrillers érotiques des années 1980 et 1990 (La Fièvre au corps, Enchaîné), et jusqu’aux films nommés à l’Oscar du meilleur film comme la réinterprétation de Nightmare Alley par Guillermo del Toro.
La lumière cinématographique de ces films sombres continue de pulser au cœur même de ce que nous appelons le cinéma.

Le Top 10 des films noir et blanc us
1. Laura (1944) – 100%
Portrait psychologiquement complexe de l’obsession, Laura est aussi un polar délicieusement bien ficelé. Dans l’un des films noirs les plus célèbres des années 1940, à Manhattan, l’inspecteur Mark McPherson (Dana Andrews) enquête sur le meurtre de Madison. Réalisé par Otto Preminger, avec Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb et Vincent Price.
2. L’Ombre d’un doute (1943) – 100%
Le premier classique d’Alfred Hitchcock — et son propre film préféré — distille ses frissons avec autant de finesse que ses personnages nuancés. L’oncle Charlie (Joseph Cotten) rend visite à sa famille à Santa Rosa. C’est un homme très charmant, mais sa nièce se méfie peu à peu de lui. Avec Teresa Wright, Joseph Cotten, Macdonald Carey et Hume Cronyn.
3. Le Troisième Homme (1949) – 99%
Ce thriller atmosphérique est un chef-d’œuvre incontesté du cinéma, et offre des performances iconiques de Joseph Cotten et d’Orson Welles. Se déroulant dans la Vienne d’après-guerre, le film met en vedette Joseph Cotten dans le rôle d’Holly Martins, un auteur de westerns populaires. Réalisé par Carol Reed.
4. Le Faucon maltais (1941) – 99%
Suspensif, labyrinthique et brillamment distribué, Le Faucon maltais est l’un des films noirs les plus influents, ainsi qu’une vitrine pour Humphrey Bogart à son meilleur. Dans ce classique du film noir, le détective Sam Spade accepte une affaire qui le dépasse largement. Réalisé par John Huston.
5. Boulevard du crépuscule (1950) – 98%
Sans doute le plus grand film sur Hollywood, le chef-d’œuvre de Billy Wilder est une combinaison extrêmement divertissante de film noir, d’humour noir et d’étude de personnages. Une ancienne star du cinéma muet refuse d’accepter que sa gloire soit terminée. Avec William Holden, Gloria Swanson et Erich von Stroheim.
6. Le Grand Chantage (1957) – 98%
Le Grand Chantage bénéficie d’une distribution de premier ordre, d’une mise en scène précise, d’une photographie atmosphérique et d’une musique jazzy parfaitement adaptée. Le journaliste new-yorkais J.J. Hunsecker (Burt Lancaster) exerce une influence considérable sur l’opinion publique grâce à sa chronique sur Broadway. Réalisé par Alexander Mackendrick.
7. L’Inconnu du Nord-Express (1951) – 98%
Un postulat provocateur et des décors inventifs ouvrent la voie à ce chef-d’œuvre diaboliquement divertissant d’Hitchcock. Dans l’adaptation par Alfred Hitchcock du roman de Patricia Highsmith, le thriller met en scène la star du tennis Guy Haines (Farley Granger). Avec Robert Walker et Ruth Roman.
8. Quand la ville dort (1950) – 98%
Quand la ville dort est un polar magistralement mené, où l’intrigue et les personnages sont traités avec la même importance. Fraîchement sorti de prison, Dix Handley (Sterling Hayden) élabore un plan pour voler un million de dollars de bijoux. Réalisé par John Huston, avec Marilyn Monroe.
9. Embrasse-moi à mort (1955) – 98%
Mélange intrigant et merveilleusement subversif d’art et de commerce, Embrasse-moi à mort est un classique influent du film noir. Un soir, le détective privé Mike Hammer (Ralph Meeker) prend en stop une étrange femme, Christina (Cloris Leachman). Réalisé par Robert Aldrich.
10. Détour (1945) – 98%
Élégant et captivant, Détour prouve une fois de plus qu’un bouc émissaire et une femme fatale peuvent souvent donner naissance à une histoire réussie. À New York, le pianiste Al Roberts (Tom Neal) se lamente lorsque sa petite amie chanteuse part pour Hollywood. Réalisé par Edgar G. Ulmer.

la suite du top 100 des films noirs
Suite du classement (11-30)
11. Assurance sur la mort (1944) – 97%
Adaptation sombre et tendue du roman de James M. Cain, scénarisée par Billy Wilder et Raymond Chandler, Assurance sur la mort continue de définir la norme du meilleur film noir hollywoodien. Dans ce film noir classique, Walter Neff (Fred MacMurray), vendeur d’assurances, se retrouve malgré lui mêlé à un complot meurtrier. Avec Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson.
12. Le Poison (1945) – 97%
Le regard sans concession du réalisateur Billy Wilder sur les effets de l’alcoolisme a peut-être vu son impact s’estomper avec le temps, mais il reste un film puissant et remarquablement visionnaire. L’écrivain Don Birnam (Ray Milland) est sobre depuis seulement quelques jours. Avec Jane Wyman et Howard Da Silva.
13. Les Fous du roi (1949) – 97%
Broderick Crawford est captivant dans le rôle du politicien Willie Stark, dans l’adaptation par Robert Rossen du roman de Robert Penn Warren sur les effets corrosifs du pouvoir sur l’âme humaine. Drame sur l’ascension et la chute d’un gouverneur corrompu du Sud. Avec Joanne Dru et Mercedes McCambridge.
14. La Soif du mal (1958) – 96%
Artistiquement novateur et émotionnellement poignant, le classique noir d’Orson Welles est un régal pour les yeux, ainsi qu’un thriller sombre et inquiétant. Lorsqu’une voiture piégée explose du côté américain de la frontière américano-mexicaine, l’agent mexicain Miguel Vargas (Charlton Heston) enquête. Avec Janet Leigh.
15. L’Ultime Razzia (1956) – 96%
Film noir magistralement réalisé, L’Ultime Razzia, qui va bien au-delà de la simple violence stylisée, révèle le talent exceptionnel de Stanley Kubrick en tant que cinéaste à la vision et à la maîtrise rares. Le criminel endurci Johnny Clay (Sterling Hayden) recrute une équipe pour un braquage audacieux. Avec Coleen Gray.
16. Les Enchaînés (1946) – 96%
Une réalisation sublime d’Hitchcock et des performances centrales exceptionnelles d’Ingrid Bergman et Cary Grant font de ce film un véritable classique qui mérite d’être revu. Afin de contribuer à traduire les nazis en justice, l’agent du gouvernement américain T.R. Devlin recrute Alicia Huberman, la fille américaine d’un nazi. Avec Claude Rains.
17. Dans un endroit solitaire (1950) – 96%
Porté par les performances extraordinaires d’Humphrey Bogart et de Gloria Grahame, Dans un endroit solitaire est un film noir captivant d’une profondeur et d’une maturité rares. Le scénariste hollywoodien Dixon Steele (Humphrey Bogart) et sa voisine Laurel (Gloria Grahame) commencent à se connaître sur le plan romantique. Réalisé par Nicholas Ray.
18. Les Diaboliques (1955) – 95%
Cruel, sombre, mais indéniablement efficace, Les Diaboliques est un thriller à suspense aussi efficace que les meilleurs films d’Hitchcock, avec un dénouement brillant. Dans ce classique du suspense français, le directeur cruel et abusif d’un pensionnat, Michel Delassalle (Paul Meurisse), devient la cible d’un complot. Réalisé par Henri-Georges Clouzot, avec Simone Signoret et Véra Clouzot.
19. Le Grand Sommeil (1946) – 95%
Un scénario, une réalisation et un acteur principaux parfaitement synchronisés. Le Grand Sommeil est un chef-d’œuvre du film noir dont la sombre vitalité reste intacte. Le détective privé Philip Marlowe (Humphrey Bogart) est engagé par le général Sternwood pour régler les dettes de jeu de ses filles. Réalisé par Howard Hawks, avec Lauren Bacall.
20. La Grande Chaleur (1953) – 95%
Présenté avec une crudité saisissante sous la direction de Fritz Lang, The Big Heat est un film noir délicieusement sombre qui plonge au cœur des ténèbres sans détour. Un policier semble s’être suicidé, mais l’inspecteur Dave Bannion (Glenn Ford) pense que l’histoire est plus complexe. Avec Gloria Grahame.
21. White Heat (1949) – 94%
Le drame policier de Raoul Walsh explore la psychologie d’un gangster plus en profondeur que la plupart n’osent le faire, et l’interprétation de James Cagney, dans le rôle de cet anti-héros tragique, est d’une intensité constante. Cody Jarrett (James Cagney), chef de gang, vit pour sa mère et planifie des braquages entre deux terribles maux de tête. Avec Virginia Mayo et Edmond O’Brien.
22. L’Auto-stoppeur (1953) – 94%
Simple et solidement construit, L’Auto-stoppeur parvient constamment à instiller une terreur authentique grâce à un scénario d’une plausibilité glaçante. La partie de pêche de Ray (Edmond O’Brien) et Gilbert (Frank Lovejoy) prend une tournure terrifiante lorsque l’auto-stoppeur qu’ils prennent en stop se révèle dangereux. Réalisé par Ida Lupino, avec William Talman.
23. Le Retour du passé (1947) – 93%
Porté par un Robert Mitchum mélancolique, Out of the Past est un film noir exemplaire, empreint de fatalité et de sensualité. La vie tranquille de Jeff Bailey (Robert Mitchum), propriétaire d’une station-service dans une petite ville, est bouleversée par l’arrivée d’une personne de son entourage louche. Réalisé par Jacques Tourneur, avec Jane Greer et Kirk Douglas.
24. La Nuit du chasseur (1955) – 93%
Avec la performance magistrale de Robert Mitchum dans le rôle d’un prédicateur chasseur d’enfants, La Nuit du chasseur offre une vision troublante du bien et du mal. Le révérend Harry Powell (Robert Mitchum) est un fanatique religieux et un tueur en série qui prend pour cible les femmes. Réalisé par Charles Laughton, avec Shelley Winters et Lillian Gish.
25. Pickup on South Street (1953) – 93%
Puissant et d’une noirceur réussie, Pickup on South Street est un film noir de la Guerre froide qui suit avec assurance le rythme de la vie urbaine. À New York, un pickpocket insolent, Skip McCoy (Richard Widmark), déclenche involontairement une série d’événements dangereux. Réalisé par Samuel Fuller, avec Jean Peters et Thelma Ritter.
26. Ace in the Hole (1951) – 91%
Porté par un Kirk Douglas excellent, Ace in the Hole est une satire incisive et sardonique qui, à l’image de son héros opportuniste, ne laisse jamais la conscience morale entraver une bonne histoire. Avec des défauts qui surpassent son talent, le journaliste Chuck Tatum (Kirk Douglas) a enchaîné les emplois à travers le pays. Réalisé par Billy Wilder, avec Jan Sterling.
27. Gun Crazy (1950) – 91%
Bien interprété et filmé de façon saisissante, Gun Crazy explore les ténèbres de la nature humaine avec une touche de film noir et de série B. Quand Bart Tare (John Dall), pacifiste obsédé par les armes à feu, assiste à une démonstration de l’habileté d’Annie Laurie Starr (Peggy Cummins), tireuse d’élite, ils tombent amoureux. Réalisé par Joseph H. Lewis.
28. Gilda (1946) – 90%
Rita Hayworth porte Gilda grâce à sa seule présence à l’écran, rendant l’histoire, plutôt moyenne, presque insignifiante. Johnny Farrell (Glenn Ford) est un petit joueur américain, récemment arrivé à Buenos Aires, en Argentine. Lorsqu’il est surpris en train de tricher, il devient le protégé d’un mystérieux homme d’affaires. Réalisé par Charles Vidor, avec George Macready.
29. Mildred Pierce (1945) – 88%
Porté par une performance magistrale de Joan Crawford, Mildred Pierce mêle film noir et drame social avec un effet délicieusement enivrant. Lorsque le riche mari de Mildred Pierce la quitte pour une autre femme, Mildred décide d’élever seule ses deux filles. Réalisé par Michael Curtiz, avec Jack Carson et Ann Blyth.
30. Nightmare Alley (1947) – 87%
À contre-emploi dans Nightmare Alley, Tyrone Power et Edmund Goulding livrent certaines de leurs meilleures prestations dans un décor de fête foraine. Un film noir qui n’hésite pas à montrer le désespoir le plus profond. Stanton Carlisle (Tyrone Power), un homme à tout faire, rejoint une troupe de forains itinérants. Avec Joan Blondell et Coleen Gray.

Suite du classement des films noirs : polars américains
31. Spellbound (1945) – 86%
L’exploration du subconscient dans Spellbound aurait pu être plus approfondie, mais les effets psychédéliques d’Alfred Hitchcock, ainsi que le charisme d’Ingrid Bergman et de Gregory Peck, rehaussent ce thriller envoûtant. Lorsque le Dr Anthony Edwardes (Gregory Peck) arrive dans un hôpital psychiatrique du Vermont pour remplacer le médecin sortant, la Dr. Constance Peterson commence à douter de son identité. Avec Michael Chekhov et Leo G. Carroll.
32. La Dame de Shanghai (1948) – 86%
Dynamique et inventif, La Dame de Shanghai compense les faiblesses de son scénario grâce à des scènes brillamment conçues par Orson Welles. Un marin se retrouve mêlé à un complot de meurtre complexe lorsqu’il est engagé pour travailler sur un yacht. Avec Rita Hayworth, Everett Sloane et Glenn Anders.
33. Laisse-la au ciel (1945) – 85%
Leave Her to Heaven souffre d’une surabondance de personnages antipathiques, mais la solide distribution — menée par un Gene Tierney exceptionnel — rend difficile de détourner le regard. Dans un train, l’écrivain Richard Harland (Cornel Wilde) entame une relation avec la magnifique Ellen Berent (Gene Tierney). Réalisé par John M. Stahl, avec Jeanne Crain et Vincent Price.
34. Stray Dog (1949) – 100%
Film japonais du maître Akira Kurosawa. Murakami (Toshirô Mifune) est un jeune détective inexpérimenté de la police de Tokyo. Alors qu’il se trouve dans un bus bondé, son arme de service lui est dérobée. Avec Takashi Shimura et Keiko Awaji.
35. Les Tueurs (1946) – 100%
Deux tueurs à gages entrent dans un restaurant et demandent un homme surnommé « le Suédois » (Burt Lancaster). Lorsqu’ils le trouvent, ils l’exécutent. Un enquêteur d’assurance tente de découvrir pourquoi. Réalisé par Robert Siodmak, avec Ava Gardner et Edmond O’Brien.
36. L’Idole déchue (1948) – 100%
Philippe (Bobby Henrey), le jeune fils d’un diplomate, se retrouve souvent seul. Pour le divertir, le majordome Baines devient son confident. Mais lorsqu’un secret terrible émerge, l’enfant se retrouve au cœur d’un drame. Réalisé par Carol Reed, avec Ralph Richardson et Michèle Morgan.
37. Odd Man Out (1947) – 100%
L’odyssée sombre d’un fugitif blessé à travers les rues de Belfast. Suite à un braquage « pour récolter des fonds » qui tourne mal, le fugitif, gravement blessé, tente d’échapper à la police. Réalisé par Carol Reed, avec James Mason, Robert Newton et Kathleen Ryan.
38. The Prowler (1951) – 100%
Effrayée par un voyeur devant son manoir en banlieue, la belle Susan Gilvray (Evelyn Keyes) appelle la police. L’officier Webb Garwood (Van Heflin) répond à l’appel et une relation dangereuse s’installe. Réalisé par Joseph Losey, avec John Maxwell.
39. Force of Evil (1948) – 100%
À New York, l’avocat sans scrupules Joe Morse (John Garfield) a l’opportunité de faire fortune en s’associant à un syndicat du crime pour monopoliser les loteries clandestines. Son frère, qui dirige une petite opération honnête, refuse de coopérer. Réalisé par Abraham Polonsky, avec Beatrice Pearson et Thomas Gomez.
40. Scarlet Street (1945) – 100%
Le fiancé d’une femme la persuade d’escroquer un homme pour lui soutirer la fortune qu’ils croient à tort qu’il possède. Un caissier solitaire et artiste amateur se retrouve manipulé par une femme fatale. Réalisé par Fritz Lang, avec Edward G. Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea.
41. Where the Sidewalk Ends (1950) – 100%
Honteux de la vie criminelle de son père, Mark Dixon (Dana Andrews), flic new-yorkais au caractère bien trempé, a la main lourde avec les suspects. Lorsqu’il tue accidentellement un criminel, il tente de dissimuler son crime. Réalisé par Otto Preminger, avec Gene Tierney et Gary Merrill.
42. The Letter (1940) – 100%
À Singapour, Leslie Crosbie (Bette Davis) abat un homme, affirmant qu’il a tenté de profiter d’elle. Mais une lettre compromettante menace de révéler la vérité sur ce meurtre. Réalisé par William Wyler, avec Herbert Marshall et James Stephenson.
43. Le Point de rupture (1950) – 100%
Un capitaine de bateau se retrouve au cœur d’une fusillade entre cartels après avoir transporté des immigrants clandestins. Adaptation fidèle du roman d’Hemingway « To Have and Have Not ». Réalisé par Michael Curtiz, avec John Garfield, Patricia Neal et Phyllis Thaxter.
44. Plus dure sera la chute (1956) – 100%
Sans le sou et sans emploi, le journaliste Eddie Willis (Humphrey Bogart) accepte de travailler pour un réseau corrompu. Le promoteur de boxe Nick Benko utilise Eddie pour promouvoir un boxeur sans talent dans une arnaque élaborée. Réalisé par Mark Robson, avec Rod Steiger et Jan Sterling.
45. L’Étrange Amour de Martha Ivers (1946) – 100%
La jeune Martha provoque involontairement la mort de sa tante cruelle et autoritaire. Martha ment à la police, et Walter, qui a vu ce qui s’est passé, devient son complice. Des années plus tard, un homme du passé réapparaît. Réalisé par Lewis Milestone, avec Barbara Stanwyck, Van Heflin et Kirk Douglas.
46. Le Dahlia bleu (1946) – 100%
L’officier de marine démobilisé Johnny Morrison (Alan Ladd) retourne auprès de son épouse, Helen (Doris Dowling), à Hollywood après avoir combattu pendant la guerre. Il découvre qu’elle a changé et se trouve mêlé à un meurtre mystérieux. Réalisé par George Marshall, avec Veronica Lake et William Bendix.
47. The Narrow Margin (1952) – 100%
Histoire tendue d’un flic coriace tentant de conduire la veuve d’un gangster au procès où elle doit témoigner. L’action se déroule presque entièrement dans un train, créant une atmosphère claustrophobique et intense. Réalisé par Richard Fleischer, avec Charles McGraw et Marie Windsor.
48. Meurtre par contrat (1958) – 100%
Lorsqu’un tueur à gages échoue à exécuter un témoin clé, il découvre que la cible est une femme, ce qui complique sa mission en raison de ses propres principes. Un film noir minimaliste et influent. Réalisé par Irving Lerner, avec Vince Edwards et Phillip Pine.
49. Raw Deal (1948) – 100%
Un détenu évadé (Dennis O’Keefe) s’enfuit avec sa maîtresse (Claire Trevor) et une assistante sociale (Marsha Hunt) dont il est tombé amoureux. Ils sont poursuivis par la police et par le gang qui a trahi le fugitif. Réalisé par Anthony Mann, avec Raymond Burr.
50. Don’t Bother to Knock (1952) – 100%
Le pilote Jed Towers (Richard Widmark) rencontre la belle Nell Forbes (Marilyn Monroe) lors d’un séjour dans un hôtel à New York. Il découvre rapidement qu’elle est une baby-sitter instable avec un passé trouble. Performance dramatique méconnue de Marilyn Monroe. Réalisé par Roy Ward Baker, avec Anne Bancroft.
51. Un baiser avant de mourir (1956) – 100%
Bud Corliss (Robert Wagner), un homme sans scrupules, courtise la jeune héritière Dorie Kingship (Joanne Woodward) dans l’espoir de mettre la main sur la fortune familiale. Lorsqu’elle tombe enceinte, il élabore un plan meurtrier. Réalisé par Gerd Oswald, avec Virginia Leith et Jeffrey Hunter.
52. Soudain (1954) – 100%
Avant une visite présidentielle dans la petite ville de Soudain, Californie, un trio d’assassins prend en otage une famille dont la maison offre une vue parfaite sur la gare où le président doit arriver. Frank Sinatra dans un rôle contre-emploi terrifiant. Réalisé par Lewis Allen, avec Sterling Hayden et James Gleason.
53. Mort d’un cycliste (1955) – 100%
Film noir espagnol. Le professeur Juan (Alberto Closas) a une liaison avec Maria (Lucía Bosé), mariée à un homme riche. Après une de leurs rencontres, ils renversent accidentellement un cycliste et fuient la scène, déclenchant une spirale de culpabilité et de chantage. Réalisé par Juan Antonio Bardem.
54. Le Coin sombre (1946) – 100%
Lorsque Bradford Galt (Mark Stevens), un détective privé coriace, se rend compte qu’il est suivi, il confronte son agresseur, un individu louche. Il découvre qu’il est le pion dans un jeu dangereux orchestré par un criminel mystérieux. Réalisé par Henry Hathaway, avec Lucille Ball et Clifton Webb.
55. T-Men (1947) – 100%
Deux agents du Trésor américain (Dennis O’Keefe, Alfred Ryder) se font passer pour des mafieux afin de démanteler un réseau de contrefaçon. Ils doivent maintenir leur couverture même face au danger mortel. Style documentaire innovant. Réalisé par Anthony Mann, avec Mary Meade.
56. Thieves’ Highway (1949) – 100%
Nick Garcos (Richard Conte) revient de la Seconde Guerre mondiale et projette de se poser avec sa fiancée. Mais lorsqu’il apprend qu’un marchand de fruits corrompu a mutilé son père, il cherche à se venger. Réalisé par Jules Dassin, avec Valentina Cortese et Lee J. Cobb.
57. All Through the Night (1942) – 100%
Le célèbre joueur Alfred « Gloves » Donahue (Humphrey Bogart) se rend à sa boulangerie habituelle pour comprendre pourquoi son cheesecake préféré n’est plus disponible. Il découvre un réseau d’espions nazis opérant à New York. Mélange de film noir et de comédie. Réalisé par Vincent Sherman, avec Conrad Veidt.
58. Caught (1949) – 100%
La jeune et naïve Leonora (Barbara Bel Geddes) épouse un millionnaire obsessionnel nommé Ohlrig (Robert Ryan), mais le mariage est un cauchemar. Elle s’échappe pour travailler comme réceptionniste chez un médecin (James Mason) et trouve enfin le bonheur. Réalisé par Max Ophuls.
59. Nightfall (1956) – 100%
Dans le Wyoming rural, James Vanning (Aldo Ray) vient en aide à deux automobilistes en panne, John (Brian Keith) et Red (Rudy Bond). Mais après que James a été entraîné dans leur plan criminel, il devient leur cible. Réalisé par Jacques Tourneur, avec Anne Bancroft.
60. The Window (1949) – 100%
Lorsque le jeune Tommy (Bobby Driscoll) s’échappe de sa chambre et sur l’échelle de secours de son immeuble, il est témoin d’un meurtre dans l’appartement au-dessus. Mais personne ne croit ce garçon connu pour inventer des histoires. Thriller haletant avec un enfant acteur. Réalisé par Ted Tetzlaff, avec Barbara Hale.
Suite du classement (61-100)
61. The Big Clock (1948) – 100%
Impatient de prendre des vacances bien méritées loin d’Earl Janoth (Charles Laughton), son patron abusif, le rédacteur en chef de magazine George Stroud (Ray Milland) arrive enfin à s’échapper. Mais il se retrouve impliqué dans un meurtre et doit mener l’enquête pour se disculper lui-même. Réalisé par John Farrow, avec Maureen O’Sullivan et George Macready.
62. Le Visage d’une femme (1941) – 100%
Anna Holm (Joan Crawford) est une Suédoise terriblement défigurée et petite criminelle à Stockholm. Sa malchance et les conséquences qui en découlent l’ont rendue amère et cynique. Lorsqu’une opportunité de chirurgie plastique se présente, sa vie prend un tournant inattendu. Réalisé par George Cukor, avec Melvyn Douglas et Conrad Veidt.
63. L’Homme qui s’est trompé lui-même (1950) – 100%
Une femme (Jane Wyatt), en instance de divorce, abat son mari et séduit son petit ami, lieutenant de police (Lee J. Cobb), pour qu’il dissimule le crime. Mais la culpabilité et les complications menacent de tout révéler. Réalisé par Felix E. Feist, avec John Dall et Lisa Howard.
64. Lured (1947) – 100%
Sandra Carpenter (Lucille Ball), danseuse londonienne, est dévastée d’apprendre la disparition de son amie. Peu après, elle accepte de servir d’appât pour la police afin d’attraper un tueur en série qui attire ses victimes par des petites annonces. Réalisé par Douglas Sirk, avec George Sanders et Charles Coburn.
65. Pitfall (1948) – 80%
La liaison d’un agent d’assurances (Dick Powell) avec une blonde (Lizabeth Scott) le conduit à la culpabilité, au meurtre et à des aveux à son épouse. Un homme ordinaire piégé par ses désirs dans une spirale de violence. Réalisé par André de Toth, avec Jane Wyatt et Raymond Burr.
66. Trop tard pour les larmes (1949) – 100%
Une femme (Lizabeth Scott) tue son mari et complote avec un détective privé (Dan Duryea) après qu’une personne ait jeté un sac d’argent dans leur voiture par erreur. L’argent révèle sa vraie nature impitoyable. Réalisé par Byron Haskin, avec Don DeFore et Arthur Kennedy.
67. Ruthless (1948) – 100%
Le riche et puissant Horace Vendig (Zachary Scott) obtient toujours ce qu’il veut. Même jeune et pauvre, il sut se faire une place grâce à son charme et sa totale absence de scrupules. Un portrait implacable de l’ambition destructrice. Réalisé par Edgar G. Ulmer, avec Louis Hayward et Diana Lynn.
68. Murder Is My Beat (1955) – 100%
Un inspecteur de police (Paul Langton) aide une chanteuse (Barbara Payton) sur le point d’être incarcérée pour le meurtre d’un homme qu’elle prétend ne pas connaître. Convaincu de son innocence, il l’aide à s’évader pour trouver le véritable coupable. Réalisé par Edgar G. Ulmer, avec Robert Shayne.
69. Key Largo (1948) – 97%
Humphrey Bogart et Lauren Bacall sont à la merci du gangster menaçant incarné par Edward G. Robinson – tout comme le spectateur dans ce film captivant. Ce film noir classique de John Huston met en scène Humphrey Bogart dans le rôle de Frank McCloud, vétéran de la Seconde Guerre mondiale visitant Key Largo, où des gangsters ont pris un hôtel en otage. Avec Lionel Barrymore.
70. L’Étranger (1946) – 97%
Les péchés de la Seconde Guerre mondiale ressurgissent dans un cadre américain idyllique dans ce film noir diaboliquement efficace, porté par la mise en scène et l’interprétation virtuoses d’Orson Welles. Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, l’ancien nazi Franz Kindler (Orson Welles) vit sous une fausse identité, celle d’un professeur dans une petite ville. Avec Edward G. Robinson et Loretta Young.
71. Soupçons (1941) – 97%
Même les ingérences notoires du studio ne peuvent altérer le savoir-faire et le suspense haletant de Soupçons, une subtile démonstration du talent nerveux de Joan Fontaine et du don d’Alfred Hitchcock pour créer l’inquiétude. Le charmant vaurien Johnnie Aysgarth (Cary Grant) courtise la riche mais simple Lina McLaidlaw (Joan Fontaine), qui s’enfuit avec lui malgré les avertissements. Avec Cedric Hardwicke et Nigel Bruce.
72. Panique dans la rue (1950) – 97%
Après avoir été appelé pour superviser l’autopsie d’un inconnu, le Dr Clint Reed (Richard Widmark) découvre que l’homme était porteur de la peste pneumonique. Il doit retrouver tous ceux qui ont été en contact avec lui avant qu’une épidémie ne se déclare. Réalisé par Elia Kazan, avec Paul Douglas et Barbara Bel Geddes.
73. They Live by Night (1948) – 96%
Condamné à tort pour meurtre à l’adolescence, « Bowie » Bowers (Farley Granger) s’évade de prison avec deux autres criminels, Chickamaw et T-Dub. Il tombe amoureux d’une jeune femme innocente et tente de construire une vie normale malgré sa condition de fugitif. Premier film de Nicholas Ray, avec Cathy O’Donnell et Howard Da Silva.
74. Le Port de l’angoisse (1944) – 95%
Avec Howard Hawks à la réalisation et Bogart et Bacall devant la caméra, Le Port de l’angoisse bénéficie d’une alchimie subtile à plusieurs niveaux, qui crève l’écran. En France, sous le régime de Vichy, le capitaine de bateau de pêche Harry (Humphrey Bogart) évite de s’impliquer en politique et refuse de faire passer clandestinement des résistants français. Avec Lauren Bacall, Walter Brennan et Hoagy Carmichael.
75. Brighton Rock (1948) – 95%
Dans le Brighton des années 1940, en Angleterre, le redoutable criminel Pinkie Brown (Richard Attenborough) est à la tête de sa petite bande. Après avoir commis un meurtre, il épouse une jeune serveuse naïve pour l’empêcher de témoigner contre lui. Réalisé par John Boulting, avec Hermione Baddeley et William Hartnell.
76. La Septième Victime (1943) – 95%
Après que la jeune Mary Gibson (Kim Hunter) découvre la disparition de sa sœur aînée Jacqueline (Jean Brooks), elle quitte sa pension pour la rechercher à New York. Elle découvre un culte satanique inquiétant. Film d’atmosphère produit par Val Lewton. Réalisé par Mark Robson, avec Tom Conway et Hugh Beaumont.
77. Brute Force (1947) – 95%
Libéré de l’isolement, le prisonnier Joe Collins (Burt Lancaster) apprend que sa femme, Ruth (Ann Blyth), refuse l’opération qui pourrait la sauver car elle coûte trop cher. Désespéré, il planifie une évasion audacieuse de la prison brutale dirigée par le sadique capitaine Munsey. Réalisé par Jules Dassin, avec Hume Cronyn et Charles Bickford.
78. This Gun for Hire (1942) – 94%
Raven (Alan Ladd), un tueur à gages sadique, entre dans une rage folle lorsque son dernier contrat est payé en billets marqués. Promis à traquer le responsable, il croise la route d’une chanteuse de cabaret (Veronica Lake). Premier grand rôle d’Alan Ladd. Réalisé par Frank Tuttle, avec Robert Preston et Laird Cregar.
79. Meurtre, ma douce (1944) – 94%
Le détective privé Philip Marlowe (Dick Powell) est engagé par le rustre Moose Malloy (Mike Mazurki) pour retrouver son ancienne petite amie disparue depuis des années. L’enquête le plonge dans un monde de corruption et de meurtre. Adaptation du roman de Raymond Chandler « Farewell, My Lovely ». Réalisé par Edward Dmytryk, avec Claire Trevor.
80. Je veux vivre ! (1958) – 94%
Ce film raconte l’histoire vraie et captivante de la rebelle et effrontée Barbara Graham (interprétée par Susan Hayward, récompensée par un Oscar), accusée de meurtre et condamnée à la chambre à gaz malgré ses protestations d’innocence. Un plaidoyer contre la peine de mort. Réalisé par Robert Wise, avec Simon Oakland et Theodore Bikel.
81. Act of Violence (1949) – 94%
Ancien prisonnier de guerre, Frank Enley (Van Heflin) est acclamé comme un héros dans sa ville californienne. Cependant, Frank cache un terrible secret de son passé, et un ancien camarade (Robert Ryan) vient le hanter, déterminé à se venger. Réalisé par Fred Zinnemann, avec Janet Leigh et Mary Astor.
82. Champion (1949) – 94%
Michael « Midge » Kelly (Kirk Douglas), un homme débrouillard, fuit un mariage forcé et doit subvenir aux besoins de son frère handicapé. Il devient boxeur et connaît le succès, mais la gloire révèle sa nature impitoyable et destructrice. Performance intense de Kirk Douglas. Réalisé par Mark Robson, avec Marilyn Maxwell et Arthur Kennedy.
83. Le Faux Coupable (1956) – 93%
Le musicien Manny Balestrero (Henry Fonda) a besoin d’argent pour payer l’intervention dentaire de sa femme Rose (Vera Miles). Lorsqu’il tente d’emprunter sur l’assurance-vie de sa femme, il est arrêté à tort pour une série de vols. Basé sur une histoire vraie. Réalisé par Alfred Hitchcock, avec Anthony Quayle.
84. The Big Combo (1955) – 93%
Film noir racontant l’histoire d’un lieutenant de police obsédé par l’arrestation d’un gangster impitoyable. Il est amoureux de la petite amie du criminel et utilise des méthodes de plus en plus douteuses pour le coincer. Cinématographie remarquable de John Alton. Réalisé par Joseph H. Lewis, avec Cornel Wilde, Richard Conte et Brian Donlevy.
85. High Sierra (1941) – 92%
Big Mac (Donald MacBride), un gangster vieillissant, cherche à réaliser un dernier coup avant de prendre sa retraite. Il fait appel à Roy Earle (Humphrey Bogart), récemment libéré de prison, pour diriger un braquage audacieux dans les montagnes de la Sierra Nevada. Réalisé par Raoul Walsh, avec Ida Lupino et Arthur Kennedy.
86. They Drive by Night (1940) – 93%
Les frères Joe (George Raft) et Paul Fabrini (Humphrey Bogart), chauffeurs-livreurs, se démènent pour gagner leur vie dans le monde impitoyable du transport routier. Lorsque Paul perd un bras dans un accident, Joe accepte un emploi qui le met en danger mortel. Réalisé par Raoul Walsh, avec Ann Sheridan et Ida Lupino.
87. Body and Soul (1947) – 92%
Lorsque le boxeur amateur Charley Davis (John Garfield) remporte son premier grand combat, il attire l’attention du petit promoteur Quinn. Charley monte rapidement les échelons, mais le succès et l’argent corrompent son âme. Réalisé par Robert Rossen, avec Lilli Palmer et Hazel Brooks.
88. Whirlpool (1949) – 92%
En proie à une irrésistible envie de voler à l’étalage, Ann Sutton (Gene Tierney) est tirée d’affaire par David Korvo (José Ferrer), un hypnotiseur manipulateur qui l’implique dans un meurtre. Son mari psychiatre (Richard Conte) tente de la sauver. Réalisé par Otto Preminger.
89. Stage Fright (1950) – 92%
La police soupçonne l’acteur Jonathan Cooper (Richard Todd) d’être un meurtrier et est à ses trousses. Il affirme avoir été piégé et demande l’aide de son amie Eve (Jane Wyman), étudiante en art dramatique. Elle s’infiltre auprès de la star de théâtre Charlotte (Marlene Dietrich) pour découvrir la vérité. Réalisé par Alfred Hitchcock.
90. While the City Sleeps (1956) – 91%
Un tueur en série sévit à New York. Surnommé le Tueur au rouge à lèvres, il est aussi devenu étrangement célèbre. Le propriétaire d’un empire médiatique lance une compétition entre ses journalistes : celui qui identifiera le tueur obtiendra une promotion. Réalisé par Fritz Lang, avec Dana Andrews, Ida Lupino et Rhonda Fleming.
91. The Big Knife (1955) – 91%
La star de cinéma Charlie Castle (Jack Palance) s’attire les foudres du producteur hollywoodien Stanley Hoff (Rod Steiger) lorsqu’il refuse de renouveler son contrat. Hoff détient un secret qui pourrait détruire la carrière de Charlie et utilise du chantage. Critique acerbe du système hollywoodien. Réalisé par Robert Aldrich, avec Ida Lupino et Shelley Winters.
92. Dark Passage (1947) – 90%
Vincent Parry (Humphrey Bogart) vient de s’évader de prison après avoir été incarcéré pour un crime qu’il n’a pas commis : le meurtre de sa femme. Il subit une chirurgie plastique pour changer son visage et cherche le véritable coupable avec l’aide d’une mystérieuse femme (Lauren Bacall). Technique innovante de caméra subjective. Réalisé par Delmer Daves.
93. Phantom Lady (1944) – 90%
La soirée anodine de Scott Henderson (Alan Curtis) avec une étrange femme prend une tournure cruciale lorsqu’il est accusé de meurtre. Sa seule chance est de retrouver cette mystérieuse femme au chapeau qui peut lui fournir un alibi, mais personne ne semble se souvenir d’elle. Réalisé par Robert Siodmak, avec Franchot Tone et Ella Raines.
94. Le facteur sonne toujours deux fois (1946) – 90%
Le facteur sonne toujours deux fois tisse une intrigue envoûtante et mystérieuse grâce à une adaptation captivante d’un classique du film noir. Nick Smith (Cecil Kellaway), propriétaire d’un restaurant routier d’âge mûr, embauche un vagabond, Frank Chambers (John Garfield), pour travailler dans son établissement. Frank tombe sous le charme de Cora (Lana Turner), la jeune épouse de Nick. Réalisé par Tay Garnett, avec Hume Cronyn.
95. On Dangerous Ground (1951) – 89%
Jim Wilson (Robert Ryan) est un inspecteur de police new-yorkais au bord du gouffre. Endurci et amer par des années de service, il est devenu violent avec les suspects. Envoyé à la campagne pour enquêter sur un meurtre, il rencontre une femme aveugle (Ida Lupino) qui change sa perspective. Réalisé par Nicholas Ray, avec Ward Bond.
96. The Enforcer (1951) – 89%
Depuis que le chef du crime Albert Mendoza (Everett Sloane) dirige un réseau notoire de tueurs à gages, le procureur Martin Ferguson (Humphrey Bogart) tente de le faire condamner. Lorsque son témoin clé est assassiné, Ferguson doit reconstituer toute l’affaire avant le procès. Réalisé par Bretaigne Windust, avec Zero Mostel.
97. La Femme à la fenêtre (1944) – 83%
Sa famille est partie pour le Maine, et le professeur Richard Wanley (Edward G. Robinson) s’attend à un peu de tranquillité. Puis il rencontre une belle femme (Joan Bennett) dont le portrait l’a fasciné. Une nuit innocente se transforme en cauchemar lorsqu’il tue l’amant violent de la femme en légitime défense. Réalisé par Fritz Lang, avec Raymond Massey.
98. D.O.A. (1949) – 88%
Frank Bigelow (Edmond O’Brien) est sur le point de mourir, et il le sait. Le comptable a été empoisonné et il ne lui reste que quelques jours à vivre. Il se rend au poste de police pour signaler son propre meurtre, puis remonte frénétiquement le fil pour découvrir qui l’a empoisonné et pourquoi. Réalisé par Rudolph Maté, avec Pamela Britton.
99. Crossfire (1947) – 88%
Thriller haletant et claustrophobique racontant l’histoire d’un soldat antisémite qui tue un vétéran juif de guerre et échappe à la justice grâce à la loyauté de ses amis. Un capitaine de police (Robert Young) et un sergent (Robert Mitchum) tentent de le démasquer. Film courageux abordant le thème de l’antisémitisme. Réalisé par Edward Dmytryk, avec Robert Ryan et Gloria Grahame.
100. Les Heures désespérées (1955) – 88%
Trois évadés (Humphrey Bogart, Dewey Martin, Robert Middleton) choisissent au hasard une maison de banlieue pour s’y cacher jusqu’à minuit. Ils prennent en otage une famille respectable et les terrorisent pendant de longues heures. Suspense psychologique intense dans un huis clos. Réalisé par William Wyler, avec Fredric March, Martha Scott et Arthur Kennedy.
Conclusion
Cette sélection des 100 meilleurs films noirs démontre la richesse et la diversité de ce mouvement cinématographique. Des chefs-d’œuvre d’Hitchcock et de Wilder aux productions plus modestes mais tout aussi puissantes, le film noir continue d’exercer une influence majeure sur le cinéma contemporain. Que vous soyez novice ou amateur averti, ces films offrent un voyage fascinant dans les ombres de l’âme humaine et les recoins sombres de la société américaine d’après-guerre.
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