Malgré les affirmations de Disney, de la BBC et du showrunner Russell T Davies, se disant que l’ère Ncuti Gatwa de Doctor Who serait très accessible aux nouveaux venus n’ayant jamais exploré les quelque 60 ans d’histoire de la franchise, il s’est avéré que ce n’était pas tout à fait vrai.
Accessibilité ou confusion : la promesse non tenue de l’ère Ncuti Gatwa
Pour son second passage dans le TARDIS, Davies a ramené un ancien Docteur (David Tennant), plusieurs anciennes compagnes (Donna Noble, interprétée par Catherine Tate, et Mel Bush, interprétée par Bonnie Langford), ainsi qu’une pléiade de méchants classiques et de personnages emblématiques, allant de l’ancien ennemi, le Fabricant de Jouets, au dieu de la mort, Sutekh. Même la petite-fille du Seigneur du Temps, Susan (Carole Ann Ford), a fait une apparition. Ce n’était certainement pas un cours d’initiation à Doctor Who.
Nostalgie vs profondeur : quand les références ne suffisent pas
Mais si les fans de longue date ont pris un réel plaisir à voir autant de références à la riche histoire de la série, à retrouver des personnages familiers et à se plonger dans des détails pointus de l’univers, nombre de ces histoires manquaient de profondeur. En réalité, la plupart de ces réapparitions manquaient de contexte pour avoir un véritable impact dans leurs intrigues respectives, au-delà de la nostalgie et du plaisir des fans. (Et surtout, ne me lancez pas sur le sujet de ce fiasco avec Omega !) Mais cette ère de la série a déçu aucun personnage autant que la Rani, dont le retour était attendu et sur lequel les fans spéculaient depuis des décennies, mais dont l’arrivée n’a satisfait presque personne.
Vous pourriez aimer Il devait mettre un autre acteur sur cette série dingue reacher
L’échec de la Rani : attentes vs réalité dans la série docteur who
Un méchant classique de Doctor Who, absent de la série principale depuis l’épisode « Time and the Rani » de 1987, était devenu tristement célèbre à l’ère moderne pour son absence prolongée. (Les personnages qui se sont révélés être Madame Kovarian, Missy et le Docteur Fugitif ? De nombreux fans ont d’abord pensé qu’il s’agissait de la Rani. On attend depuis longtemps !) *Mais presque personne ne s’attendait à ce que l’étrange voisine de Ruby Sunday (Millie Gibson), Mme Flood (Anita Dobson), soit en réalité la Dame du Temps renégate, ni à ce qu’elle se régénère en deux versions distinctes, la seconde étant interprétée par Archie Panjabi, ancien acteur de *The Good Wife*. Et l’actrice qui l’incarnait non plus, apparemment.
Les surprises de Mme Flood : deux Ranis inattendues
« Pour la première saison, j’étais complètement dans l’ignorance et je me contentais d’apprécier tous les petits détails et les manières que Russell me confiait »,À explorer ensuite Séries à Suivre ici
a déclaré Anita Dobson, qui incarnait Mme Flood, au *Radio Times*.
« Puis, lorsqu’il m’a rappelée pour une autre saison, ma curiosité a été piquée au vif quant à son identité… Mais ce n’est qu’en lisant les derniers scénarios de cette saison que je l’ai découvert, et j’ai été complètement stupéfaite. »
Une incarnation déconcertante : le personnage de Dobson sous la loupe
Nous aussi, on l’était ! Non seulement parce qu’on a eu deux Ranis, mais aussi parce qu’aucune des deux ne ressemblait vraiment à l’incarnation originale. Ce personnage est l’un des adversaires les plus intrigants du Docteur, une sorte d’anti-héros plutôt qu’un méchant pur et dur, même s’il est moins intéressé par le simple fait d’attirer l’attention du Docteur ou d’utiliser la violence comme une déclaration d’amour, contrairement à la quasi-totalité des incarnations du Maître. Scientifique prête à tout sacrifier au nom de ses recherches, la Rani est une figure amorale, mais pas particulièrement cruelle. Elle se soucie peu (voire pas du tout) des victimes collatérales de ses divers projets, mais son but n’est pas de nuire gratuitement.
Bien qu’il soit évident dans « La Guerre de la Réalité » que la Rani cherche fondamentalement à ressusciter Gallifrey à des fins personnelles, c’est… à peu près la seule chose que ces deux nouvelles incarnations ont en commun avec leur précédente version. Celle de Dobson, en particulier, était étrangement bizarre, soudainement totalement soumise à son autre moitié et un peu stupide. (Et bien que la Rani soit certainement complexe, aucune version d’elle ne devrait *jamais* être stupide.)
Mystères non résolus : questions autour de la version Dobson
De plus, il reste encore une multitude de questions sans réponse concernant la version de Dobson du personnage, qui semblait si différente de toutes les versions que nous avions vues jusqu’alors. Pourquoi Mme Flood était-elle si obsédée par les compagnons du Quinze, semblant parfois plus intéressée par eux que par le Docteur lui-même ? (Combien de maisons cette femme possédait-elle au juste ? Était-elle la voisine de tout le monde ?) Pourquoi ses tenues ressemblaient-elles si souvent à celles d’autres personnages de l’univers de Doctor Who ? (Cette cape à la fin d’« Empire of Death » a fait hurler Romana.) Comment connaissait-elle l’existence de Sutekh dès la saison 14 ? Et que lui est-il arrivé après la mort brutale (et bien trop rapide) de la version d’Archie Panjabi ?
Dobson ne se prononce pas, mais elle n’est pas contre l’idée de reprendre le rôle pour le découvrir. « Tout est possible », a-t-elle déclaré. « Et si Russell me le proposait maintenant, je serais déjà partie. »
L’espoir d’un retour digne : pourquoi Rani mérite mieux
Franchement, ce n’est pas une si mauvaise idée. Dobson est une actrice plus que capable de jouer sur la frontière ténue entre le drame et le kitsch qu’exige un rôle de méchante important dans cet univers, et les fans méritent mieux du retour de Rani qu’une réapparition confuse et une mort rapide. Franchement, le personnage mérite mieux que ça ! Alors laissons Dobson retenter sa chance, dans le rôle de la vraie et unique Rani cette fois, et donnons au personnage l’opportunité d’affronter son ennemi de toujours d’une manière qui soit réellement importante et nécessaire à l’histoire. Ne nous faisons pas attendre encore des décennies pour la revoir.
L’article « Doctor Who doit faire mieux » par Rani est paru initialement sur Den of Geek.



